Crise de la Dette au Sénégal: Quelles stratégies et options d’atténuation?

Event date : 4th Feb 2026

Par: Mai-Linh Florentin, 

En 2026, le Sénégal fait face à une configuration rare : une dette du secteur public estimée autour de 132% du PIB après la « découverte » d’engagements non déclarés, un programme du FMI suspendu, et une dépendance accrue au financement domestique et régional. En 2025, l’État a dû couvrir un besoin brut de financement exceptionnel (déficit élevé, amortissements importants, arriérés), en se repliant sur le marché de l’UEMOA, des syndications et des montages garantis (dont des Total Return Swaps), ce qui concentre désormais des échéances entre 2026 et 2028 et accroît le risque de refinancement. Le point de bascule est proche : dès mars 2026, une tranche d’eurobond (333 M€) et plus de 510 milliards CFA de dette externe sont exigibles sur le seul mois.

  • Mercredi 4 février 20264

  • 15h00 - 17h00 (GMT)

  • West African Research Center, Dakar, Senegal & En LIGNE (zoom)

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À partir de la note Ndiaye–Kessler, la conférence posera le diagnostic central, crise de liquidité et de crédibilité, et structurera le débat autour d’un choix stratégique. D’un côté, une sortie “sans restructuration”, décrite comme un corridor étroit, exigeant à la fois une consolidation budgétaire politiquement soutenable et un refinancement massif à coût très faible. De l’autre, un traitement de la dette externe (bilatérale et privée) adossé à un programme FMI, visant une résolution rapide et complète, tout en protégeant la dette en CFA détenue dans l’UEMOA pour limiter la contagion bancaire régionale.

La discussion précisera les conditions de succès (périmètre, séquençage, implication rapide du privé, engagements politiques des principaux créanciers officiels) et les arbitrages entre ajustement, croissance et stabilité macrofinancière. La conférence inclura:

  • une présentation d’Abdoulaye Ndiaye, professeur d’économie à New York University Stern School of Business et Martin Kessler, directeur exécutif du Finance for Development Lab; et
  • des remarques par Professor Amath Ndiaye de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et Professor Aly Mbaye, directeur du Laboratoire d’Analyse des Politiques de Développement.